For today, For tomorrow, Forever.
Por hoy, Por mañana, Por siempre.
Pour aujourd’hui, Pour demain, Pour toujours.
Сегодня, завтра, навсегда.
La mer et les îles ont toujours été une source d’inspiration inépuisable pour le compositeur, qui a écrit de nombreuses œuvres sur la mer, sur les marins et sur les soldats des gardes-frontières. Ses voyages de terrain dans la province de Quảng Ninh. Dans les années 1970 ont également nourri cette inspiration, donnant naissance à certaines de ses œuvres les plus appréciées, telles que la suite Chant des ouvriers du bâtiment ou Romance du mineur de fond ou Je suis un mineur de charbon, un des plus appréciés de ses oeuvres dans les années 1960s.
Chant des pêcheurs à Quang Ninh, l’épopée de la mer
« Bài ca người đánh cá Quảng Ninh montre comment Hoàng Vân transforme une chanson consacrée au travail en un espace musical plus ample, où se croisent évocation concrète de la mer, souffle collectif et expression intime. Portée par une écriture mélodique souple et une harmonie discrètement nuancée, l’œuvre déploie progressivement plusieurs niveaux de lecture : description du quotidien des pêcheurs, célébration d’un territoire, mais aussi méditation plus intérieure sur l’attachement, la mémoire et l’élan vers l’avenir. La force du langage musical tient ici à sa capacité à suggérer ces différentes dimensions sans jamais rompre l’évidence du chant. »
Parmi les œuvres de Hoàng Vân consacrées aux régions et aux métiers, Chant des pêcheurs à Quang Ninh est une pièce représentative de sa période de travail de terrain dans le Nord-Est du Vietnam au début des années 1970, en parallèle avec Chant d’amour des mineurs et Chant de la construction. Les séjours à Quảng Ninh lui fournissent une matière directe sur la vie des pêcheurs et le contexte socio-économique de la région minière, tout en marquant une évolution de la chanson de propagande linéaire vers une écriture ouverte, proche d’une forme de « petit poème symphonique ».
L’œuvre dépasse le cadre de la chanson de travail pour se déployer comme une progression continue. La structure évolue de la description de l’espace à l’élargissement du cadre, puis à l’affirmation collective, avant de se replier sur une intimité lyrique, et de se conclure sur une ouverture, donnant l’impression d’un parcours en mer plutôt que d’un message répétitif.
L’harmonie repose sur une tonalité stable enrichie de transitions, de notes étrangères et de touches modales discrètes, produisant un effet lumineux et mouvant comme la surface de la mer. La mélodie épouse l’image des vagues par ses courbes ascendantes et descendantes, ses rythmes ternaires évoquant le balancement, tandis que les intervalles larges apparaissent dans les moments d’affirmation collective, ouvrant un espace communautaire.
Le texte fonctionne sur deux niveaux : une réalité concrète du travail maritime (filets, quais, nuit de lune, lieux de Quảng Ninh) et une dimension intime faite de souvenirs et de nostalgie personnelle. Cette dualité équilibre la dimension idéologique et la profondeur émotionnelle.
L’orchestration, très réduite — flûte, guitare, piano et voix — est traitée comme une miniature orchestrale : le piano évoque les vagues, la guitare suggère la rythmique de la rame, la flûte apporte des touches de lumière, créant une atmosphère presque cinématographique.Il faut se rappeler que le compositeur fait toujours lui-même l’orchestration de ses oeuvres.
Comparée aux chansons de travail de la même époque, l’œuvre privilégie l’espace et la dimension lyrique plutôt que la rhétorique militante ou le rythme martial, se rapprochant davantage d’un paysage sonore que d’une chanson de mobilisation. Elle a été interprétée durablement par de nombreuses générations d’artistes et de chœurs, confirmant sa pérennité.
Aujourd’hui, sa valeur réside dans sa capacité à transformer une matière locale de travail en un espace musical imagé, où travail, mémoire et collectif coexistent dans une structure cohérente — une caractéristique majeure de l’écriture de Hoàng Vân.
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Année de composition: 197x?
Parti en mer pour pêcher depuis une lune déjà,
La nuit, nous jetons les filets à la lampe, le jour, nous tirons les filets à deux,
Aux matins, j’entends le vent chanter sur la mer lointaine,
Aux soirs, quand le soleil disparaît derrière les montagnes,
Je sais qu’au port de pêche, ce n’est pas seulement toi qui m’attends.
De Yên Hưng aux eaux limpides jusqu’à Mũi Ngọc aux vagues grondantes,
La mer de Quảng Ninh est d’une beauté éclatante,
Elle nous a nourris et fait grandir, le parti nous a donné une vision lointaine,
Nous guidant vers les mers au large.
La crevette miều d’un bleu vert comme le jade,
Ira loin, suivant les grandes routes,
Le poisson nhâm, beau comme une couleur mythique,
D’une région minière enrichissant la patrie (ơ ơ ơ).
Quelle beauté plus grande que nos vingt ans sur la mer natale,
Poitrine nue face au vent de force quatre,
Les mains lourdes de filets, soudain je pense à toi,
Au milieu des vagues infinies.
La mer, sous la lune ou dans la nuit noire,
Brille des lueurs phosphorescentes sur les écailles argentées,
Dans cette nouvelle dynamique, ensemble nous élevons la région minière,
Et ce chant d’amour sur la mer lointaine, je te l’envoie.